Les Monuments Historiques donnent au XIIème siècle les deux travées occidentales (près du porche) et attribuent à une reconstruction postérieure, mais réalisée dans un esprit encore roman, la troisième travée et ses chapelles latérales, le transept et l’abside. Cette intervention pourrait être située au XIIIème.

 

L’église romane de Grandrieu, bâtie en granite, présente en plan avec sa longue nef et son transept peu prononcé, la forme d’une croix latine.

 

Elle a été classée monument historique en 1930.
 

L’édifice offre une nef unique de trois travées voûtées en berceau et d’une abside à six pans couverte d’un cul-de-four.

 

Les doubleaux de la nef retombent sur des culs-de-lampes décorés de figures humaines ou animales, de feuillages ou de motifs géométriques.

 

Son décor intérieur réside, en outre, dans d’intéressantes fresques situées dans la chapelle sud :

 

La fresque du crucifiement :Tableau représentant la crucifixion du Christ, avec à sa droite la Vierge Marie, et à sa gauche Saint Jean.

 

La fresque de la voûte :

 

La fresque du cintre d’ouverture est composée de cinq panneaux.

Le panneau du milieu présente le Seigneur tenant dans sa main gauche le globe terrestre surmonté d’une croix, il bénit le monde de la main droite.
 

Les 4 autres panneaux représentent les attributs symboliques des quatre évangélistes.
 

Les deux de droite : le lion ailé à face humaine de Saint Marc et le jeune homme de Saint Mathieu.

 

Les deux autres à gauche sont fortement détériorés, on distingue mal l’aigle aux ailes déployées de Saint Jean et le veau pour le sacrifice de Saint Luc.

 

La fresque du mur

 

Sur le mur du fond de la chapelle à gauche en regardant la fenêtre, on remarque un petit tableau bien conservé représentant Saint Onufre en costume de pèlerin avec son bâton et sa gourde.

 

A voir aussi, gravés sur la façade de la chapelle nord, deux chiens courants -armes du seigneur de Douchanes ou Des Deux Chiens- à l’époque propriétaire de ce que représente le canton de Grandrieu actuellement.

 

Son décor extérieur

 

La toiture de l’église est soutenue par une corniche déroulant de part et d’autre de la nef et autour de l’abside : 42 corbeaux ou modillons.

Ces pierres en saillie sont toutes sculptées d’un motif différent : figure humaine, croix, tête mitrée ...

Plusieurs suppositions tentent d’en expliquer la lecture :

Pour l’architecte départemental Mr Ignon, il s’agirait d’une sorte de calendrier de pierre dont les symboles seraient empruntés aux évènements bibliques (ancien et nouveau testament)

Pour le chanoîne Farges, les différents modillons symboliseraient plutôt l’existence et la vie de religieux, prêtres dans le monastère.